Ougrette
Première rencontre avec le réseau "Ougrette"

Lors de nos journées Portes ouvertes en 2022, nous avions invité le réseau nommé «Ougrette ». Cette maquette est l’œuvre de Monsieur Hans Louvet de Rijkswijk (NL). Celle-ci représente le passage à niveau de la gare d’Ougrée en 1960 et de ses environs. Ce lieu est l’endroit où se trouvera le futur local de notre club Alaf reconnaissable à sa grande fresque et à l’entrée d’inspiration ferroviaire. L’idée au départ d’Ougrette, c’est une série de photos prises par M. Kees van de Meene, un modéliste et amateur de photos. En 1964, lors de ses excursions en Belgique, il approcha de la cité sidérurgique d’Ougrée dont il prit quelques photos. Quelques années plus tard, une photo de Dolf Toussaint dans son livre « Zone Industrielle » ainsi que les photos de M. Kees représentant la gare et les maisons environnantes si typiques de cet endroit inspira M. Hans Louvet pour la réalisation de sa maquette. Celle-ci réalisée voyagea de présentations en expositions diverses et dans différentes bourses de trains miniatures pour arriver chez nous le premier week-end d’octobre 2022. La boucle historique et géographique était fermée. Depuis les années 60 et le déclin complet de la sidérurgie environnante, le quartier s’est métamorphosé. Les maisons environnantes, les ateliers sidérurgiques, le passage à niveau et les bâtiments ferroviaires (dont la gare en 1987) ont disparu du paysage en 1988 avec la cabine. Même le trafic voyageur a été supprimé en 1976 (29 mai 1976). Il sera réintroduit en 2018 et un arrêt voyageur sera installé sur l’emplacement de l’ancien bâtiment voyageur. Les visiteurs en extase devant notre exposition furent surpris de la représentation historique de notre quartier.
Histoire de la ligne ferroviaire d’Ougrée numérotée 125 A.
Des documents historiques du XVIe siècle (1549) attestent d’une présence industrielle d’activités sidérurgiques dans la région. Un certain William Cockerill (1759-1832) (photo ci-contre. Domaine public) ingénieur mécanique, en provenance d’Angleterre, s’installe à Verviers en 1797 et construit, à partir de 1799, des métiers à tisser la laine pour les entreprises lainières Simonis et Biolley de la région. En 1807, avec sa famille, il s’installe à Liège pour fonder une entreprise de pièces détachées pour métier à tisser. Il importe la première machine à vapeur De Watt en 1813. Il prend sa retraite et passe le flambeau à ses fils James et John Cockerill. Son fils, John (1790-1840) (photo ci-contre. Domaine public) en voyant les avantages géographiques de la région , à savoir la présence du fleuve pour le transport des marchandises et des gisements de charbons, acquiert auprès des autorités hollandaises le château de Seraing en 1817. Sur les terrains bordant l’arrière du château, il y fonde son entreprise Cockerill. Le premier haut-fourneau né en 1824 alimente les premiers départements de constructions mécaniques diverses à partir de 1834. L’année suivante est née la première locomotive à vapeur appelée « Le Belge ». À défaut de chemins de fer, la production était expédiée, soit par fardier ou par voie navigable. Une ligne de chemin de fer s’imposait de plus en plus pour desservir Seraing à partir de Liège, mais le tout jeune gouvernement belge de l’époque refusa sa construction.
La solution va venir de la France. Le gouvernement français regardait vers la Prusse et pensait du point de vue stratégique à une ligne depuis Jeumont vers Maastricht via les vallées de la Sambre et de la Meuse. L’exploitation de la ligne 125 (Flémalle Tilleur Liège Guillemins) et 125 A (Flémalle Seraing Ougrée et Liège Longdoz) commença en 1851. En 1855, cette ligne était exploitée par les Chemins de Fer du Nord avec les finances du baron De Rothschild. En 1862, la Belgique acquit un certain nombre d’actions et la société exploitant la ligne Paris Maastricht devint la compagnie du Nord-Belge.
Beaucoup d’entreprises et d’ateliers divers s’installèrent le long de cette ligne de chemin de fer. Un exemple : les sociétés Mickiels Charbonnière d’Ougrée, Lamâtche SA Ougrée et les Charbonnages Marihaye fondèrent en 1900 la société Ougrée Marihaye qui fusionna avec la société Cockerill en 1955. Outre l’entreprise Marihaye, d’autres sociétés s’installèrent sur le sol ougréen dont la production d’azote et cimenteries diverses.
La gare fut construite en 1872 sur le même schéma type : un bâtiment central avec un étage pour le logement du chef de gare entouré de deux ailes latérales dont les longueurs pouvaient varier. 28 gares furent construites sur ce schéma, dont les gares de Seraing, Val-Saint-Lambert (dont la maquette se trouve sur notre réseau), Renory et Kinkempois, et d’autres dont Tilleur et Engis entre autres. Outre le trafic voyageur, très important avant l’avènement de la voiture, on pouvait voir circuler toutes sortes de trains de messageries pour les différentes sociétés situées le long de la ligne. À partir de 1963, des rames de wagons-torpille de fonte en fusion au départ du haut-fourneau 6 de Seraing (Espérance) se dirigeaient vers l’aciérie de Chertal. La maquette ferroviaire Ougrette représente la gare d’Ougrée en 1975 avec les 3 voies de passage (dont une voie de raccordement industriel), le passage à niveau à barrière basculante, le poste de signalisation, les ateliers de mécanique et de chaudronnerie ainsi que les différentes maisons très typiques de l’endroit : commerce, café, boucherie. En silhouette, on distingue le profil des usines avec une ambiance sombre et pluvieuse. On devine même la présence de poussière de charbon, de coke et des résidus de fer. Une ambiance qu’on trouve dans les romans de G. Simenon.
Sources : Internet, La revue "La Passrelle : Le rail dans l'entité de Seraing et la revue "Train Miniature Magazine TMM219".
La solution va venir de la France. Le gouvernement français regardait vers la Prusse et pensait du point de vue stratégique à une ligne depuis Jeumont vers Maastricht via les vallées de la Sambre et de la Meuse. L’exploitation de la ligne 125 (Flémalle Tilleur Liège Guillemins) et 125 A (Flémalle Seraing Ougrée et Liège Longdoz) commença en 1851. En 1855, cette ligne était exploitée par les Chemins de Fer du Nord avec les finances du baron De Rothschild. En 1862, la Belgique acquit un certain nombre d’actions et la société exploitant la ligne Paris Maastricht devint la compagnie du Nord-Belge.
Beaucoup d’entreprises et d’ateliers divers s’installèrent le long de cette ligne de chemin de fer. Un exemple : les sociétés Mickiels Charbonnière d’Ougrée, Lamâtche SA Ougrée et les Charbonnages Marihaye fondèrent en 1900 la société Ougrée Marihaye qui fusionna avec la société Cockerill en 1955. Outre l’entreprise Marihaye, d’autres sociétés s’installèrent sur le sol ougréen dont la production d’azote et cimenteries diverses.
La gare fut construite en 1872 sur le même schéma type : un bâtiment central avec un étage pour le logement du chef de gare entouré de deux ailes latérales dont les longueurs pouvaient varier. 28 gares furent construites sur ce schéma, dont les gares de Seraing, Val-Saint-Lambert (dont la maquette se trouve sur notre réseau), Renory et Kinkempois, et d’autres dont Tilleur et Engis entre autres. Outre le trafic voyageur, très important avant l’avènement de la voiture, on pouvait voir circuler toutes sortes de trains de messageries pour les différentes sociétés situées le long de la ligne. À partir de 1963, des rames de wagons-torpille de fonte en fusion au départ du haut-fourneau 6 de Seraing (Espérance) se dirigeaient vers l’aciérie de Chertal. La maquette ferroviaire Ougrette représente la gare d’Ougrée en 1975 avec les 3 voies de passage (dont une voie de raccordement industriel), le passage à niveau à barrière basculante, le poste de signalisation, les ateliers de mécanique et de chaudronnerie ainsi que les différentes maisons très typiques de l’endroit : commerce, café, boucherie. En silhouette, on distingue le profil des usines avec une ambiance sombre et pluvieuse. On devine même la présence de poussière de charbon, de coke et des résidus de fer. Une ambiance qu’on trouve dans les romans de G. Simenon.
Sources : Internet, La revue "La Passrelle : Le rail dans l'entité de Seraing et la revue "Train Miniature Magazine TMM219".

La Gare d'Ougrée avec son passage à niveau.
Collection J-F Magnée.
1926 : création de la SNCB. Les lignes du Nord-Belge furent absorbées en 1940 par cette nouvelle entité. À partir des années 1960, suite au déclin de la sidérurgie liégeoise, le service voyageur cessa en 1976. La ligne fut électrifiée en 1984. La destruction de l’ensemble des bâtiments ferroviaires avait été précédée quelques années plus tôt. Ne restent que le tunnel pour piéton sous les voies et la ligne 125 A à double voie. Toute l’industrie sidérurgique dont notamment les hauts fourneaux le 6 et le B s’arrêtèrent de produire en 2009. Ne reste que le passage de convois de marchandises venant d’Allemagne vers la France et les carrières d’Engis. Quelques rames de transports de coïls complètent le charroi qu’on peut contempler. Miracle, le service voyageur reprit en 2018 entre Flémalle et Liers (avec Seraing et Ougrée comme arrêts) et des nouveaux quais furent construits à l’emplacement de l’ancien édifice.
Sources : Internet, La revue "La Passrelle : Le rail dans l'entité de Seraing et la revue "Train Miniature Magazine TMM219".

La Gare d'Ougrée avec son passage à niveau.
Photo de Jean Evrard prise le 28/05/1976.
Un cadeau : le réseau "Ougrette"
Une très grande nouvelle pour nous tous. Vous souvenez vous de la présence du module de Hans Louvet « Ougrette » qui montrait notre lieu de vie année 1960 de manière magistrale ?? Et bien, le propriétaire de ce module, qui a voyagé un peu partout, a décidé de s’arrêter et nous a contacté pour connaître notre intérêt éventuel pour ce réseau mobile en nous déclarant que, si intérêt de notre part, il nous en faisait cadeau, oui, mes amis, cadeau, pour autant de venir chercher ce module de grande valeur à nos frais près de Bruges fin février !! Ce qui a été fait, tambour battant, avec une camionnette de location et une équipe de monteurs démonteurs pour assurer le futur. Ce réseau est donc ici et pourra servir vraisemblablement à des expos en extérieur.
Cure de rafraichissement
Le nouveau réseau fait l’objet d’une cure de rafraîchissement tant au niveau des voies qu’au niveau des commandes électroniques et remise en ordre du décor. Il est muni maintenant d’un voile noir antifeu du plus bel effet pour cacher ses dessous mystérieux. Notre couturière chef Béatrice a rassemblé fils, aiguilles et scratchs pour produire la robe de la belle ainsi tout à son avantage. Une plaque commémorative du don a été réalisée en laiton et sera placée sur le côté du fronton principal.
Plaque commémorative
Une réalisation de Lucien Gironni.
Une réalisation de Lucien Gironni.
Le réseau "Ougrette" à Visé
A l’occasion du centenaire de la SNCB, nos amis du club des Chercheurs & Correspondants des cheminots de Visé (CCCC de Visé), nous ont invités à une exposition lors du week-end de la braderie les 2021 juin 2026. En primeur, nous avons pu montrer et faire fonctionner notre dernière acquisition nommée « Ougrette ». Ce réseau construit par un ami hollandais montre en détails foisonnants le quartier de la gare d’Ougrée au début des années 1970 : superbe évocation !
Par la même occasion, nous avons monté notre réseau mobile pour enfants. Le succès fût étonnant : plus de 200 visiteurs se sont renseignés et étonnés des qualités techniques et visuelles de nos modules. Une quinzaine d’enfants se sont essayés à la conduite et aux manœuvres de trains de marchandises en formation. Un superbe diplôme était décerné aux participants qui ont réussi l’épreuve.
Un très grand merci aux visiteurs,
aux membres de l’ALAF,
au Club des Chercheurs et Correspondants Cheminots (C.C.C.C.) et
à la Société Royale Archéo-Historique de Visé
aux membres de l’ALAF,
au Club des Chercheurs et Correspondants Cheminots (C.C.C.C.) et
à la Société Royale Archéo-Historique de Visé
Rappel historique : le Centre Culturel de Visé. (Local de l'exposition).
Berceau de la ville de Visé, ce site recèle dans son sol des bâtiments gallo-romain établis le long d’une chaussée.
En 1616, les Chanoinesses du Saint-Sépulcre y érigèrent une chapelle, un couvent et une école. L’ordre se dévoua pendant 2 siècles à l’éducation des jeunes filles, école St-Hadelin (1824-1851) école moyenne pour garçon (1851-1936) puis athénée (1936-1983). Le bâtiment fut racheté à l’Etat par la ville en 1989 pour y faire un centre culturel.
Construit au 17e siècle par les maîtres maçons Dossin et Lohest, reconstruit quasi à l’identique après l’incendie du 15 août 1914 par Thullier, il glorifie le style mosan. Sont d’origine le portail de la chapelle, la dalle de la résurrection et les murs de la tour.
Berceau de la ville de Visé, ce site recèle dans son sol des bâtiments gallo-romain établis le long d’une chaussée.
En 1616, les Chanoinesses du Saint-Sépulcre y érigèrent une chapelle, un couvent et une école. L’ordre se dévoua pendant 2 siècles à l’éducation des jeunes filles, école St-Hadelin (1824-1851) école moyenne pour garçon (1851-1936) puis athénée (1936-1983). Le bâtiment fut racheté à l’Etat par la ville en 1989 pour y faire un centre culturel.
Construit au 17e siècle par les maîtres maçons Dossin et Lohest, reconstruit quasi à l’identique après l’incendie du 15 août 1914 par Thullier, il glorifie le style mosan. Sont d’origine le portail de la chapelle, la dalle de la résurrection et les murs de la tour.























